Incident à la DGFiP : soyez vigilants

La DGFiP informe les contribuables concernés après un accès illégitime

La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a confirmé en août 2026 que des accès illégitimes à certaines données de son système d’information étaient intervenus en juin et juillet 2026.
La DGFiP a depuis informé individuellement les personnes concernées et a renforcé les mesures de sécurité. Une foire aux questions est disponible sur le site de la DGFiP pour apporter des précisions sur l’incident et répondre aux principales interrogations.

Que s’est-il passé ?

En juin et juillet 2026, des personnes malveillantes ont utilisé des identifiants d’agents publics usurpés afin d’accéder à certaines données détenues par la DGFiP.
Les accès frauduleux avaient été détectés et fermés en juin/juillet, mais la compromission de données elle-même n’a été établie que le 12 août. Selon la DGFiP, un peu plus de 350 000 particuliers et 250 000 professionnels sont concernés par cet incident. Des données cadastrales ont également fait l’objet d’accès illégitimes.

Quelles informations sont concernées ?

Les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites peuvent notamment comprendre :
• l’identifiant fiscal ;
• l’état civil ;
• les coordonnées postales, téléphoniques et électroniques ;
• certains éléments de situation fiscale : situation familiale, nombre de personnes à charge, nombre de parts ;
• le revenu fiscal de référence ;
• le taux de prélèvement à la source.

Dans certains cas, la liste des messages échangés avec la DGFiP via la messagerie sécurisée a également pu être consultée. Pour moins de 250 contribuables, le contenu des messages a pu faire l’objet d’un accès illégitime.

Les espaces personnels des contribuables sont-ils concernés et comment savoir si vous êtes concerné ?

La DGFiP précise que les espaces « Finances publiques » des particuliers et des professionnels sur impots.gouv.fr n’ont pas été compromis et que les mots de passe ne font pas partie des données dérobées.

Il n’est donc pas nécessaire de modifier son mot de passe en raison de cet incident.

La DGFiP a par ailleurs renforcé la surveillance des comptes fiscaux des personnes concernées, notamment en cas de changement d’adresse ou de coordonnées bancaires.

Les personnes concernées sont informées individuellement
, par courriel ou, lorsque l’administration ne dispose pas d’adresse électronique, par courrier postal.
Ce message précise les données susceptibles d’avoir été consultées et rappelle les précautions à prendre. Il ne contient aucun lien direct vers l’espace fiscal et ne demande aucune information confidentielle. En cas de doute, il est recommandé de ne pas utiliser les liens contenus dans un message et de se connecter directement à son espace depuis le site officiel impots.gouv.fr.

Peut-on vérifier ses données en ligne ?

Il n’existe pas de dispositif permettant à chaque contribuable de vérifier en ligne si ses données ont été consultées ou extraites. Les personnes concernées sont informées directement par la DGFiP, par courriel ou par courrier.

En revanche, chacun peut continuer à accéder normalement à son espace personnel sur impots.gouv.fr. La DGFiP précise que ces espaces n’ont pas été compromis et que les mots de passe n’ont pas été dérobés. Il n’est donc pas nécessaire de modifier son mot de passe en raison de cet incident.

En cas de doute, il est recommandé de se connecter directement à son espace sur impots.gouv.fr et de ne jamais utiliser un lien reçu par courriel ou SMS.

Quel est le principal risque ?

L’incident ne permet pas, à lui seul, d’accéder au compte fiscal ou au compte bancaire d’un contribuable. Le principal risque identifié par la DGFiP est celui de tentatives d’hameçonnage ou d’escroquerie plus crédibles, grâce à l’utilisation d’informations personnelles et fiscales réelles.

Un fraudeur pourrait, par exemple, connaître votre nom, votre adresse ou certains éléments de votre situation fiscale et utiliser ces informations pour se faire passer pour un interlocuteur de l’administration fiscale, d’une banque ou d’un autre organisme.

La DGFiP appelle donc à une vigilance particulière dans les prochains mois.

Les bons réflexes

Quelques précautions simples permettent de limiter les risques :

Ne communiquez jamais vos identifiants, mots de passe, codes de sécurité ou coordonnées bancaires en réponse à un courriel, un SMS ou un appel téléphonique.

Ne cliquez pas sur un lien reçu dans un message pour accéder à votre espace fiscal. Connectez-vous directement sur impots.gouv.fr.

Méfiez-vous des demandes urgentes
: remboursement d’impôt, régularisation, modification du prélèvement à la source ou demande de coordonnées bancaires.

Ne vous laissez pas rassurer par le fait que l’interlocuteur connaît des informations personnelles. Dans le contexte actuel, ces informations peuvent avoir été obtenues frauduleusement.

Enfin, en cas de doute, il est préférable de prendre le temps de vérifier directement auprès de l’organisme concerné avant toute communication d’information ou tout paiement.

FICOBA : vérifier les comptes bancaires enregistrés à son nom

À titre de précaution, il peut également être utile de vérifier les informations enregistrées dans le Fichier national des comptes bancaires et assimilés (FICOBA). Ce fichier recense les comptes bancaires ouverts en France au nom d’une personne. Il est possible de demander l’accès aux informations qui y figurent afin de vérifier qu’aucun compte bancaire inconnu n’a été enregistré à votre nom.
Pour effectuer cette vérification, connectez-vous à votre espace particulier sur impots.gouv.fr, puis allez dans la rubrique « Autres services » et sélectionnez l’outil de consultation simplifiée du FICOBA.

Cette consultation ne permet pas de vérifier si vos données ont été consultées ou extraites lors de l’incident de la DGFiP. Elle constitue néanmoins un réflexe de vigilance supplémentaire permettant de vérifier les comptes bancaires enregistrés à votre nom.
En cas de découverte d’un compte que vous ne reconnaissez pas, il est recommandé de contacter rapidement l’établissement bancaire concerné et de conserver les éléments permettant de documenter la situation.

À retenir

Cet incident concerne certaines données détenues par la DGFiP, mais les espaces fiscaux des contribuables n’ont pas été compromis.

La DGFiP a engagé une information individuelle des personnes concernées et a renforcé la surveillance de leurs comptes fiscaux.

Pour les contribuables, la principale précaution consiste désormais à être particulièrement vigilant face aux courriels, SMS et appels téléphoniques susceptibles d’utiliser des informations fiscales réelles pour rendre une tentative de fraude plus crédible.
En cas de doute, un principe simple doit prévaloir : ne rien communiquer et vérifier directement auprès de l’administration ou de l’établissement concerné.


Pour toute question ou pour être accompagné dans vos démarches, n’hésitez pas à nous consulter.